Les consommateurs se montrent de plus en plus méfiants envers les produits qu’ils achètent, on le sait. Vous-même décortiquez-vous sans doute les étiquettes avant d’acheter et vous sentez-vous plus en confiance face à la représentation de certaines valeurs.

On estime qu’environ 84 % des consommateurs européens craignent les produits chimiques potentiellement contenus dans les emballages. C’est la raison pour laquelle certaines matières sont aujourd’hui en sursis. Tandis que pour d’autres, l’avenir semble radieux sur la route du marketing.

Quels sont justement ces emballages qui peuvent nuire à la santé du consommateur ? Essayons d’y voir un peu plus clair.

 

Des failles dans les packaging ?

Une législation stricte entoure les packaging d’aujourd’hui. Il s’agit notamment de limiter le risque de contamination tout en facilitant le transport mais sans altérer les caractéristiques du produit. Le tout en limitant le suremballage, maintenant que la prise de conscience écologique a mis en lumière l’écoconception.

 Malgré tout, le recours à des emballages n’est pas sans risque pour la santé. Dans le secteur alimentaire notamment, bon nombre d’emballages sont en contact direct avec les aliments. Et pour aller encore un peu plus loin, il faudrait même s’intéresser à la chaîne de fabrication du produit dans son intégralité puis à l’utilisation qui en sera faite.

Cela comprends le matériel utilisé dans les usines où ces aliments sont produits, mais aussi les ustensiles que nous utiliserons avant de les consommer.

 

Nous nous limiterons ici aux seuls emballages. Il faut savoir que tous ne se valent pas en termes de risques. Si le verre reste le plus sain de tous, les autres matériaux soulèvent tout de même quelques questions.

Au cœur du débat, trois risques principaux :

  • La sorption, c’est-à-dire l’absorption de composés de l’aliment par l’emballage. Ce qui ne sera pas sans conséquences sur les qualités nutritionnelles de l’aliment.

 

  • La perméation, autrement dit la pénétration de certaines substances volatiles au cœur de l’aliment.

 

  •  Et enfin la migration. Il s’agit alors du transfert des différents composants chimiques du matériau d’emballage. Certains pourront d’ailleurs se révéler extrêmement toxiques.

 

La santé est, de tous les trésors, le plus précieux et le plus mal gardé.

Joseph Sanial-Dubay.

 

Emballages en aluminium 

Par le biais des produits du quotidien, notre exposition à l’aluminium a été multipliée par 30 depuis 1950, et devrait encore être multipliée par trois d’ici à 2050. 

 

Emballages en aluminium 
Emballages en aluminium

 

Le problème, c’est que les barquettes et emballages alimentaires en aluminium n’empêchent pas le transfert de fines particules dans les aliments. Notamment en cas d’exposition à la chaleur. 

Arrivées dans l’organisme, une grande partie sera éliminée via les selles. Mais une infime partie pourra trouver son chemin jusqu’au sang, et être ainsi transportée vers les tissus. 

On les retrouve alors à l’origine de l’apparition ou de l’amplification de nombreuses pathologies. Sclérose en plaques, maladie d’Alzheimer, épilepsie mais aussi problèmes de fertilité. 

 

Emballages en carton

Considérés comme plus sécuritaires que le plastique, le papier et le carton soulèvent également quelques questions. Bon nombre d’entre eux contiennent en effet des huiles minérales que l’on retrouve dans les encres et les adhésifs utilisés.

 

Emballages en carton
Emballages en carton

 

Dérivés d’hydrocarbures, celles-ci sont reconnues comme cancérigènes et peuvent également migrer vers les aliments. 

Les emballages recyclés présentent d’ailleurs un risque particulièrement élevé. La concentration d’encres et d’adhésifs issus de précédents emballages peut être beaucoup plus élevée.

Pour écarter tout risque, MonPackaging a fait le choix d’une vraie démarche écologique, bonne pour la santé et pour la planète.

 

Emballages en verre

Du sable, du calcaire, du carbonate de sodium. Le verre ne se compose que de trois matières premières  naturelles.

 

Emballages en verre
Emballages en verre

 

Reconnu pour être l’un des contenant les plus  sains, il évite à la fois la migration de substances et la réaction en cas de chaleur ou d’humidité. Et puis le verre est aussi recyclable à l’infini, ce qui n’est pas un argument négligeable.

 

Emballages en plastique

Sans surprise, les emballages en plastique posent de gros problèmes sur la santé. Composés de nombreuses substances nocives, ils n’empêchent en rien leur migration vers les aliments en particulier sous l’effet de la chaleur et avec la durée.

C’est la raison pour laquelle on préférera conserver au frais les aliments emballés dans du plastique. Et l’on veillera à les consommer rapidement.

 

Emballages en plastique
Emballages en plastique

 

À noter qu’il existe de nombreuses sortes de plastique, toutes numérotées en fonction de leur dangerosité. 

Le polyéthylène haute densité que l’on retrouve dans les bidons de lait par exemple fait partie des plus.sains. Sain mais pas inoffensif, puisque le nonylphénol qu’il contient est reconnu pour être un perturbateur endocrinien.

Le polychlorure de vinyle en revanche, utilisé pour les fromages et les viandes, contient également des perturbateurs endocriniens capables de migrer en grande quantité, là où les migrations ne sont qu’infimes avec le polyéthylène.

Gare à la migration de produits chimiques !

Si les consommateurs se montrent de plus en plus inquiets face à la possible migration de substances toxiques, c’est que celles-ci se présentent sous bon nombre de formes. 

Phtalates, hydrocarbures, micro-plastiques ou bisphénol A, on dénombre en tout 175 composants chimiques impliqués dans la fabrication des emballages et pouvant être potentiellement cancérigènes ou mutagènes. Des substances utilisées pour assouplir ou accroître la résistance des emballages et qui pèsent lourd sur notre santé. 

21 d’entre elles sont d’ailleurs considérées comme à haut degré d’inquiétude. 

Ce qui inquiète particulièrement, c’est qu’elles sont encore très mal connues. On nous parle d’obésité, de cancer ou d’infertilité, mais les effets réels, leur degré d’importance et leur évolution sont encore entourés de mystère.

Et les législations ne font leur apparition qu’au compte-goutte. Reconnues comme dangereuses à la fois pour l’organisme et l’environnement, bon nombre de ces substances sont encore en circulation.

Le bisphénol A par exemple est un perturbateur endocrinien. Il dérègle les signaux hormonaux clés et impacte de nombreuses fonctions essentielles. À l’heure actuelle, la dose journalière admissible a été fixée à 0,5 mg/kg/j  pour le bisphénol A.

Un seuil régulièrement dépassé du fait de la migration des particules, d’autant que le bisphénol A est de plus en plus remplacé par d’autres substances jugées moins toxiques tel que le bisphénol B ou S, pouvant être plus dangereuses encore.

 

Qu’est-ce que l’effet cocktail des emballages ?

L’effet cocktail, ce sont ces réactions chimiques entre les différentes molécules d’un emballage et d’un aliment. 

Pris de manière indépendante, chacun peut s’avérer non toxique. Mais les mélanges peuvent s’avérer particulièrement dangereux, d’autant qu’ils sont très difficiles à analyser. 

Pas évident de reproduire chaque combinaison possible à travers les études !

 

Emballages et santé : La question de l’environnement 

Et puis l’on y pense pas toujours, mais l’impact santé lié à la pollution de l’environnement n’est pas négligeable. Le plastique et les substances nocives présentes dans les emballages trouveront globalement leur chemin jusque dans l’air, les eaux et les sols.

Absorbés dans les milieux naturels, les polluants se retrouvent ainsi dans les fruits et les légumes mais aussi les animaux que nous consommons.  

 

La question de l’environnement 
La question de l’environnement

 

Au point où en sont arrivées les choses, nous ingérons en moyenne l’équivalent du poids d’une carte bleue de plastique chaque semaine !

 

Des alternatives difficiles à mettre en place

Puisque 90% des produits alimentaires vendus en supermarchés sont aujourd’hui conditionnés, que peut-on faire ?

Pour proposer des emballages ne nuisant pas  la santé du consommateur, la solution a été rapidement trouvée. Remplacer les substances nocives par d’autres substances.

Le problème, c’est que bon nombre de ces substances alternatives ne sont encore que très peu connues.

Alors quoi, contrôler la chaîne de production du papier et du carton recyclé ? Trop délicat car il faudrait la passer en revue dans son intégralité.

Un travail de fourmis !

C’est tout d’abord au niveau des réglementations qu’il faudra mettre en place une vraie cohérence. Un peu à l’image des directives liées aux phtalates, eux aussi reconnus pour être des perturbateurs endocriniens. Ou bien la loi EGAlim qui promet depuis 2018 une meilleure sécurité sanitaire. 

Elle vise notamment à interdire les contenants alimentaires de cuisson et à bannir progressivement les ustensiles en plastique, parmi de nombreuses proposition. Entrée en vigueur prévue entre 2020 et 2025.

 

Quelles solutions santé pour le consommateur ?

Beaucoup reste encore à faire et le consommateur ne s’en rend pas toujours compte pourtant, la sécurité sanitaire et nutritionnelle reste au cœur de toutes les innovations. 

 

Plus d’encadrement pour les fournisseurs ?

Il y a une distinction entre la fabrication et la transformation.

Pour plus de sécurité, vous vous entourerez des fournisseurs capables de justifier une production respectueuse des réglementations européennes. Cela afin de répondre aux normes environnementales et aux exigences de santé.

 

Des process de production mieux contrôlé

Cela pourra comprendre des bâtiments construits selon la démarche HQE. Elle permet à la fois de limiter la consommation énergétique, d’éviter les mélanges de matières et de maîtriser les impacts sur l’environnement extérieur.

Celui-ci sera également l’objet de toutes les attentions. On contrôlera soigneusement les flux d’entrées et de sorties, cela afin de limiter la circulation des substances dangereuses et polluantes.

Résolvez les problèmes de gens qui parlent de vous, même s’ils ne s’adressent pas à vous.

Paul Brown.

 

La progression du vrac

Il se développe, et il n’a pas fini de modifier les habitudes de consommation. De plus en plus présent en grande surface et dans les enseignes spécialisées, il permet à la fois de limiter les emballages et de faire de belles économies.

 

rayon vrac
rayon vrac

 

Malgré tout, nous n’y sommes pas encore tout à fait.

On compte à l’heure actuelle une quarantaine de réglementations liées aux produits emballés. Six seulement ont vu le jour concernant le vrac.

D’autres directives devront se pencher sur certaines questions essentielles :

  • Comment rendre accessible la liste des ingrédients ?
  • Comment proposer des conseils d’utilisation ?
  • Quelles sont les contaminations potentielles en amont et en aval de la vente ?
  • Comment garantir la traçabilité ?

 

Difficile en somme de se passer des emballages, mais toutes les réflexions se concentrent aujourd’hui sur la conception de nouvelles solutions plus responsables.

Même le plastique fait de gros efforts pour lutter contre sa nature ! Le PET aide désormais au recyclage des bouteilles en plastique notamment.

L’amélioration de l’aspect santé des emballages est devenue un enjeu crucial qui ne pourra se faire que progressivement. Ne reste plus qu’à découvrir quelles seront les grandes tendances de demain !

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