L’écoconception des emballages fait-elle partie de votre cahier des charges ? Lorsque l’on sait que la plupart deviendront des déchets au terme de leur vie, il devient essentiel d’apprendre à les valoriser à chaque étape. Soigner leur fabrication d’une part, en s’assurant de n’avoir qu’un impact environnemental minime, et gérer au mieux la fin de leur cycle une fois leur fonction remplie.

Coup de pouce ou véritable casse-tête, les réglementations se durcissent justement en faveur de l’écoconception, tout comme les attentes des consommateurs ! Entre emballages concurrentiels et urgence écologique, comment s’y retrouver finalement ?

 

Évaluation de l’impact environnemental d’un emballage

98% : c’est la part de plastique que l’on retrouve aujourd’hui dans les seuls emballages agroalimentaires. Une véritable source d’inquiétude pour les consommateurs ! Car au-delà de ses effets sur la santé, le plastique reste complexe à recycler, à quelques exceptions près.

En tant qu’industriel, vous avez choisi d’opter plutôt pour le verre, le papier ou pour un emballage cartonné ? Excellent choix !  Mais vous n’en êtes encore qu’au tout début de votre processus. 

L’écoconception des emballages, c’est proposer une offre plus respectueuse de l’environnement à chaque étape. Autrement dit, il vous faudra prendre en compte :

  • L’extraction et la fabrication de la matière première ;
  • Le transport jusqu’au lieu de fabrication ;
  • La fabrication ;
  • Le conditionnement ;
  • Le transport jusqu’au lieu de vente, puis jusque chez le consommateur ;
  • L’utilisation ;
  • La fin de vie.

 

Nicolas Hulot
Nicolas Hulot

 

Et chaque étape amène avec elle son lot de questions ! Même si beaucoup reste encore à faire, de nombreux progrès ont d’ores et déjà été réalisés. Ce qui permet de faire dans le même temps des économies non négligeables. 

L’écologie est aussi, et surtout, un problème culturel. Le respect de l’environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux.

Nicolas Hulot.

 

Critères d’écoconception des emballages

Prêts à passer à la conception ? Le processus de fabrication d’un emballage responsable s’appuiera sur quatre axes principaux.

Les matières 

Cela concerne les matières utilisées et la manière dont vous vous les procurez. Elles pourront être naturelles, synthétiques voire fossiles, et nous les préférerons bien entendu recyclables voire renouvelables. 

À cette fin, l’écoconception impose généralement des emballages monomatériaux, plus facilement recyclables. Le tout en se demandant à chaque instant si le produit n’est pas suremballé.

 

Le mode de production

Il s’agira notamment de la consommation énergétique nécessaire, du taux de rendement et de la part de déchets générés. L’occasion de définir les quantités et les types d’encres et de colles utilisés.

 

Critères d'écoconception des emballages
Critères d’écoconception des emballages

 

Le transport

On s’intéressera ici à l’optimisation de l’emballage par rapport au produit (légèreté, compacité…) et au type de transport utilisé. On gardera en tête qu’un emballage ne se conçoit pas vide mais en accord avec le contenu qu’il lui faudra protéger.

 

L’utilisation

Ici encore, le lien sera forcément fait entre le produit et son emballage. La taille, le poids ou la protection à la lumière devront notamment être réfléchis, tout comme les services rendus au consommateur au moment de la manipulation.

Selon le produit, l’absence d’un bec doseur par exemple ou d’un système de fermeture intelligent pourra impacter négativement les ventes et favoriser le gaspillage alimentaire. Ce qui soulèvera ensuite de nouvelles questions. 

La relation entre le produit et l’emballage est-elle pleinement optimisée ? L’usage a t-il réellement besoin d’être facilité ?

 

Réduction du poids et du volume

L’écoconception des emballages passe généralement à coup sûr par la réduction de la quantité de matière utilisée, qu’il s’agisse de la forme ou de l’épaisseur. 

Une étape logique, mais qu’il faut réfléchir en englobant chacune des mailles du système d’emballage. En effet, celui-ci ne s’arrêtera pas simplement à ce que verra le consommateur mais devra aussi répondre à des contraintes commerciales et de transport. 

Affiner le grammage d’un emballage carton ou l’épaisseur d’une bouteille en plastique ? Pourquoi pas, mais s’il faut en contrepartie renforcer les emballages de transport, le bilan environnemental restera globalement le même. 

L’élaboration d’un emballage écologique est avant tout une affaire de compromis et de contraintes. Pensez pour commencer à réduire le format général de votre packaging, à en alléger le design ou à envisager des emballages de regroupement.

Boite écologique avec rectangle arêtes incurvées
Boite écologique avec rectangle arêtes incurvées

De nombreuses innovations technologiques vous permettent aujourd’hui de travailler en même temps sur l’ensemble de la chaîne du système d’emballage, en toute simplicité.

C’est la preuve qu’une innovation n’est pas nécessaire lorsqu’elle est difficile à établir.

Luc de Clapiers.

 

Utilisation de matériaux recyclés

Dans un secteur saturé par la concurrence, l’utilisation de matières issues du recyclage ne jouera en aucun cas contre vous. Bien au contraire ! 

Les consciences évoluent et les réglementations sont largement en votre faveur. L’intégration de matières recyclées constitue en effet une véritable économie de ressources et se révèle bien moins énergivore que l’extraction de matières ou que le rejet de produits usagés. 

Ce qui vous assure dans le même temps un approvisionnement durable de matière. Une méthode testée et approuvée ces dernières années par l’industrie papetière qui est ainsi parvenue à réduire son empreinte environnementale ! 

On privilégiera bien sûr des cartons recyclés issus de forêts gérées durablement, avant d’envisager pour l’avenir d’autres matériaux plus innovants encore à base d’algues ou de maïs notamment !

 

Réutilisation des emballages

Le recyclage a du bon, mais le meilleur déchet reste celui que l’on ne produit pas ! 

Dans la grande majorité des cas, l’écoconception des emballages est un excellent moyen de prévenir les déchets en diminuant la quantité de ressources utilisées. Et dans le même temps, c’est aussi la pollution qui s’en trouve diminuée. 

Veillez à concevoir une proposition packaging qui saura supporter plusieurs cycles d’utilisation, parfois différents. Cela exclut notamment l’utilisation de plastique jetable qui libérera potentiellement de fines particules toxiques au fil de ses réutilisations.

Notez que désormais, c’est la norme européenne NE 13429 qui définit les conditions de conception et d’utilisation des emballages réutilisables.  

Et dans un autre registre, dans le cadre de l’e-commerce notamment, pourquoi ne pas réutiliser d’anciens cartons de marchandise encore en état ? De quoi faire des économies sans rien enlever à la protection de vos envois !

 

Recyclabilité

Et en fin de vie, qu’advient-il de nos emballages ? Au choix incinération, dépôt en décharge ou rejet dans la nature. Rien de bien réjouissant.

Bien sûr, le recyclage est un énorme pas en avant mais qui ne résout pas tout pour autant. À défaut de filières adaptées ou par manque de tri de la part des consommateurs, une grande partie de ce qui pourrait être recyclé ne l’est finalement jamais

 

Recyclabilité
Recyclabilité

 

Mais la démarche progresse malgré tout et pour s’assurer une recyclabilité optimale, l’écoconception des emballages se doit d’innover sans cesse dans l’usage de la matière recyclée. De sensibiliser et de faciliter toujours plus le geste de tri pour une empreinte carbone réduite jusqu’aux dernières étapes du cycle de vie de l’emballage. 

Le secret ici ? La communication ! Aiguillez simplement vos consommateurs, indiquez sur vos emballages les informations susceptibles d’encourager les bonnes volontés. 

Il pourra s’agir d’un simple logo indiquant le tri exact à effectuer, ou encore d’une consigne précise. Certains emballages Fleury-Michon comportent ainsi des indications claires différenciant le film plastique à jeter  de la boîte en carton à recycler.

 

Produits écologiques et conception des emballages

Dans l’agroalimentaires comme dans tous les autres secteurs, les emballages éco-conçus se cachent là où on ne les attend pas forcément. Au rayon fromage par exemple, Leerdammer a troqué son ancienne barquette pour un emballage intégrant 24 % de matière recyclée tandis que Le Crottin de Rians nous est désormais proposé dans des emballages monomatériaux, plus facilement recyclables. 

Une tendance au vert dans laquelle s’étaient déjà lancés bien d’autres acteurs engagés. Riches en fruits et misant volontairement sur le naturel, les boissons Innocent ont misé sur des bouteilles faites à 50 % de plastique recyclé et dont le design épuré laisse entrevoir le contenu avec gourmandise. Pour sa gamme de  gels douches et shampoings naturels, la marque Yves Rocher a choisi des flacons aux dimensions parfaitement optimisées, moins polluants durant leur fabrication. 

Quant à la maison de champagne Veuve Cliquot ? Son packaging sobre se compose de papier et de la peau des grains de raisin utilisés pour la confection de la boisson. 

champagne emballage écologique

Le tout est ensuite non seulement recyclable mais également compostable pour une gestion encore plus propre des déchets. Capsules de café, brosses à dents en bambou, vaisselle en palmier, le compost a d’ailleurs de beaux jours devant lui et mérite qu’on s’y intéresse de près ! 

 

Aller plus loin dans l’écoconception des emballages

Une idée pour la fin ? 

Pour rester responsable jusqu’au bout, on veillera enfin à faire appel à une imprimerie disposant du label IMPRIM’VERT telle que MonPackaging. Cela vous assure que les impressions seront réalisées à l’aide d’encres non toxiques et que les déchets générés seront ensuite traités correctement.

N’hésitez pas à faire appel à nos équipes pour toute demande et nous trouverons ensemble les solutions d’emballage les mieux adaptées à vos convictions !

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