Le packaging alimentaire, ce n’est rien de moins que l’un des types d’emballages dont se servent le plus les consommateurs au quotidien. Apparu il y a plus d’une centaine d’années, on le retrouve désormais derrière une multitude de contenants.

L’idée ?

Valoriser le produit et faire saliver le consommateur sans trahir son image de marque ! Choix des matériaux, mentions légales à ne pas omettre, tour d’horizon des spécificités du packaging alimentaire. 

 

Le cadre légal du packaging alimentaire

Le packaging alimentaire supporte depuis toujours de nombreuses missions différentes :

  • Contenir le produit.
  • Éviter toute contamination.
  • Faciliter le transport.
  • Permettre le stockage et la distribution.
  • Constituer un levier marketing satisfaisant.

Face au consommateur pour qui l’hygiène et la santé occupent désormais une place de premier plan, il lui faut à la fois rassurer et convaincre, en accord avec les réglementations établies. 

Celles-ci sont d’ailleurs nombreuses et généralement spécifiques à chaque pays malgré une volonté d’harmonisation à l’échelle européenne. Tout en haut des préoccupations, on retrouve le principe d’inertie. C’est lui qui détermine globalement le contrôle et le choix des matières premières.

 

Le cadre légal du packaging alimentaire
Le cadre légal du packaging alimentaire

 

Au niveau européen, c’est le Règlement (CE) n°1935/2004 du Parlement européen et du Conseil, du 27 octobre 2004 qui se charge de lister les matériaux aptes au contact alimentaire. Tous doivent ainsi « être suffisamment inertes pour ne pas céder [aux] denrées alimentaires des constituants en une quantité susceptible de présenter un danger pour la santé humaine [ou] d’entraîner une modification inacceptable de la composition des aliments ».

La France dispose quant à elle de textes plus spécifiques comme : 

  • Le Décret n°92-631 du 8 juillet 1992 relatif aux matériaux et objets destinés à entrer en contact avec les produits et boissons pour l’alimentation de l’homme ou des animaux.

 

 

Les différents types de packaging alimentaire

Le secteur alimentaire se divise globalement en trois sous-secteurs : le frais, le surgelé, et l’épicerie. 

Je suis primeur

On mise sur le sac kraft pour transporter les fruits et les légumes ! Léger mais très résistant, il pourra transporter plusieurs kilos de produits sans se déchirer. Il est aussi entièrement biodégradable et parfaitement adapté au contact alimentaire. 

 

Je suis poissonnier

Poissons, crustacés, produits de la mer en tout genre trouveront leur place dans des pochettes spécialement conçues pour résister à l’humidité et à la graisse. On les aime généralement légèrement plastifiées au polypropylène, mais toujours adaptées au contact alimentaire.

 

Je suis boucher

Les viandes s’enchaînent et ne se ressemblent pas dans votre boutique ? Pensez à multiplier les tailles de votre packaging alimentaire. On optera ici pour du papier ingraissable et du film transparent. À compléter peut-être de quelques barquettes en polystyrène pour les plus petites pièces ou les plats préparés !

 

Je suis boulanger/pâtissier

Sacs à pain, sachets à viennoiseries, boîtes pâtissières, voire peut-être sacs à sandwichs et boîtes en carton pour les salades… Votre offre est vaste et les possibilités le sont tout autant !

 

En fonction des besoins, on pensera également à l’emballage thermique parfait pour stériliser des produits, ou aux emballages sous vide, pour une conservation maximale !

Ce que nous mangeons est un choix de société que nous votons au quotidien.

Gentiane Cremer.

 

Quels matériaux pour mon packaging alimentaire ?

Un packaging alimentaire peut être obtenu à partir de nombreux matériaux différents. Notre choix s’effectuera en fonction de l’utilisation prévue et des contraintes à respecter.

 

Le plastique

Idéal pour : charcuteries, fromages, plats préparés, yaourts, eau, sodas.

Issus du polystyrène, du polyéthylène, du polypropylène ou du polyamide chlorure de vinyle, les packaging en plastique sont les plus répandus dans le secteur de l’agroalimentaire. On les aime notamment pour leur résistance aux chocs et aux variations de températures. 

Ils garantissent également une bonne conservation des aliments, et une manipulation facile. À éviter en revanche si vous vous inscrivez plutôt dans une démarche écologique.

 

Le papier et le carton

Idéal pour : les céréales, les achats en vrac, les pâtes, le riz, les légumineuses.

On s’améliore ici du point de vue environnemental, puisque le papier et le carton sont parfaitement recyclables. Côté coûts, c’est un sans faute et au niveau de la création du design c’est un vrai jeu d’enfant !

Alors où est le problème ? Et bien ce type de packaging alimentaire résiste malheureusement mal à l’humidité.

 

boite monpackaging
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Le verre

Idéal pour : les jus de fruits, les alcools, les sauces, les confitures, les légumes.

Très populaires autrefois, les emballages en verre signent leur grand retour à l’heure où les consommateurs appellent à plus de sécurité et de transparence. Il faut dire qu’ils peuvent contenir une multitude d’aliments, et qu’ils empêchent totalement le développement des bactéries

Et puis le verre est l’un des rares matériaux à se recycler à l’infini, et il est évident que cela pourra jouer en votre faveur ! Attention pourtant, le verre est un matériau très fragile. À envisager en tenant compte des modes d’acheminement et des aliments contenus.

 

Le métal

Idéal pour : les sodas, les légumes, les sauces, les préparations culinaires.

Fer, acier, aluminium, fer blanc (acier + étain), fer chromé (acier + chrome)… Les packaging métalliques nous laissent l’embarras du choix et se révèlent globalement légers, étanches et 100% recyclables.

On évitera de les passer au micro-ondes mais ils résisteront autrement à des températures extrêmes, qu’il s’agisse d’aliments cuits ou surgelés ! Au niveau du prix, ils se révèlent en revanche bien moins performants que d’autres alternatives du fait d’un coût relativement élevé.

 

Et les encres ?

Également définies par le règlement (CE) n°1935, les encres et les vernis doivent à tout prix éviter la migration de particules chimiques vers le produit. On privilégiera les compositions à base d’eau ou d’oléo résineux que l’on appliquera en fines couches sur le support.

Différents processus d’impression seront envisageables en fonction du matériaux utilisé et de vos besoins.

  • Héliogravure.
  • Sérigraphie.
  • Impression offset.
  • Impression numérique.
  • Flexographie.
  • Typographie.
  • Enduction par rouleaux.

 

Eco-friendly packaging
Eco-friendly packaging

 

Réussir mon packaging alimentaire

Votre projet prend forme et vous avez particulièrement tenu compte de la fonction première du packaging alimentaire : protéger le produit ! À quoi penser ensuite pour avoir définitivement sa place sur les rayons ?

 

Je reste cohérent avec mes valeurs

Vous cherchez à mettre en avant vos atouts naturels et éco-responsables ? Vous revendiquez fièrement la gourmandise, et la praticité de vos produits ? Un packaging alimentaire réussi sera toujours celui qui reflétera vos engagements

 

Pas question de se penser durable et d’avoir recours à des emballages en plastique par exemple. On veut du kraft, du carton, et un design épuré évoquant un délicieux retour au naturel. Un peu à l’image de la marque Daddy qui a abandonné son traditionnel sachet plastique au profit de quelque chose de beaucoup plus écologique.

 

J’opte pour le format adéquat

Le format final dépendra de deux éléments clés.

  • Le type de produit : s’agit-il de petits aliments en vrac comme des pâtes ou des céréales ? Faut-il le maintenir correctement en place pour l’empêcher de s’abîmer, comme cela peut être le cas des fruits et des légumes ?

 

  • La cible visée : s’agit-il d’une famille ? D’une tranche d’âge plutôt jeune ? D’un public sportif ?

 

On ne réfléchira pas son packaging alimentaire de la même façon selon qu’il sera destiné à une consommation familiale ou à une personne seule.

Des barres céréalières, des compotes ou des fruits secs à croquer ? On pense aux petites gourdes et aux sachets fraîcheur plus pratiques, et beaucoup mieux adaptés à la clientèle cible : les personnes actives et les enfants !

 

Je n’oublie pas les mentions obligatoires

Le packaging alimentaire, tout comme le flyer ou d’autres supports de communication, doit impérativement comporter un certain nombre de mentions obligatoires destinées à informer et protéger le consommateur. Dans ce cas précis, il s’agira de : 

  • La dénomination du produit.
  • La liste d’ingrédients, par ordre décroissant selon la quantité. Les allergène éventuels seront mis en valeur en gras ou en italique.
  • Le poids net égoutté ou la quantité nette.
  • Les informations nutritionnelles.
  • La quantité des ingrédients mis en valeur à travers le packaging.
  • La date limite de consommation, avec la mention «à consommer jusqu’au». À distinguer de la date de durabilité minimale reconnaissable à la mention «à consommer de préférence avant le».
  • Le numéro de lot de fabrication, pour retracer facilement le produit.
  • L’identité de votre entreprise.

On pensera également à indiquer l’origine du produit si cela s’avère nécessaire, ainsi que les conditions de conservation et d’utilisation spécifiques. Quant aux labels ou aux appellations d’origine contrôlées, elles feront à coup sûr leur petit effet !

 

Je choisis soigneusement mes mots

Rien de tel que les mots pour attirer l’attention du consommateur ! Ce sont eux qui ancrent votre proposition dans l’esprit du public alors autant les choisir avec la plus grande attention.

Vous lancez une nouvelle saveur ? Indiquez-le lisiblement ! Vos produits sont made in France ? Le consommateur appréciera de le savoir !

Adressez-vous directement à lui, et faites-le bien !

Les gens ordinaires propagent de bons ou mauvais renseignements à propos des marques plus vite que les spécialistes en marketing.

Ray Johnson.

 

Les grandes tendances du packaging alimentaire

Plutôt transparent ?

Plus engagés, plus soucieux de ce qu’ils mettent dans leurs assiettes, les consommateurs apprécient plus que jamais l’honnêteté et la visibilité.

Cela passe par les informations, qui devront être les plus authentiques possibles. Mais cela impliquera aussi peut-être des packaging ouverts permettant d’en apercevoir le contenu !

Certaines marques de viande incluent par exemple un QR Code sur les étiquettes afin de retracer l’origine de leurs volailles. D’autres ouvrent la face avant de leur packaging pour offrir une bonne visibilité. Quelle sera votre propre stratégie ?

Des packaging ouverts pour la marque de pâtes Pietro Gala et son sympathique cuisinier.

Plutôt original ?

Des compotes en forme de fruits pour la marque N.A !, des emballages de Kit Kat en papier origami au Japon, le packaging alimentaire est en marche et promet de belles innovations !

 

Plutôt biodégradable ?

On le sait bien, l’écoconception a le vent en poupe et le packaging alimentaire s’est donné pour mission d’être toujours plus respectueux de l’environnement. Le verre et le bois se multiplient désormais sur les rayons, tout comme les barquettes recyclables et biodégradables destinées à disparaître sans laisser de trace.

 

Plutôt comestible ?

Et pour aller encore plus loin, certaines marques vont même jusqu’à concevoir des packaging qui se mangent ! Vous avez dit éco-responsable ?

Des packaging comestibles pour la marque de gaufres vegan Bruxel.

 

À chaque projet son packaging alimentaire adapté. N’hésitez pas à découvrir sur MonPackaging les différentes options mises à votre disposition et réalisez LE packaging alimentaire auquel personne n’avait encore pensé !

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